Qu'est-ce qui s'est posé près de l'étang ?
Les faits : le 27 novembre 1979, à 17h30, le gendarme de garde reçoit un appel téléphonique d'une dame visiblement affolée. Elle déclare qu'une soucoupe volante s'est posée à l'étang T., en face de chez elle. Elle demande l'intervention des gendarmes. Ils se rendent sur les lieux mais ne constatent rien. Ils auditionnent cette personne puis rentrent à la brigade ou un nouveau coup de fil les alerte. Il émane cette fois de la voisine du premier témoin, mère d'une fillette, C., qui a observé, elle aussi, un objet posé en face de chez elle, dans un champ. Les gendarmes recueillent les dires de la petite fille puis se rendent à l'endroit présumé du phénoméne. Cette fois, ils constatent que l'herbe, sur cette friche, est couchée en direction de l'étang, délimitant une forme d'ovale.
Le Gepan arrive le 29 novembre au matin, fort d'une équipe d'intervention de cinq personnes, chacune affectée à une tâche de recueil précise. Mon rôle ce jour-là, enquêter sur la trace : ma premiére trace supposée d'OVNI. Pour moi, c'est une expérience déterminante, non seulement pour observer visuellement l'allure d'une trace, mais aussi pour mettre en oeuvre nos procédures de recueil et de traitement des données à caractére physico-chimique...Je constate une forme géométrique, semblable à un fer à repasser dont la pointe serait orientée en direction des témoins, dans une friche en pente douce. L'herbe couchée ne comporte aucun autre élément visible qu'une sorte de rond spiralé au sommet de cette forme conique (je l'appelle vortex). Toutes les branches et brindilles des quelques maigres arbustes de l'endroit ont disparu. Avec la pente, l'effet s'atténue vers la partie la plus large de cette forme. Toute la journée, l'équipe Traces se livre à des recueils, d'abord photos, radioactivité, etc.,puis prélèvement d'échantillons de sol et d'herbe.Les autres enquêteurs enregistrent les témoignages des observateurs, particulièrement celui de la fillette. La gamine, effayée par cette "soucoupe", avait pris son petit frère âgé de quelques mois dans les bras et s'était précipitée chez sa voisine. Au cours de la reconstitution, la petite C, doit indiquer l'endroit précis ou ce situer la soucoupe. A trois reprises, elle désigne l'endroit même de la trace. De quoi accréditer fortement son shéma d'observation. Puis nous analysons, chacun dans nos disciplines, les informations recueillies sur le terrain.
Nos conclusions :
* Sur les témoignages, et en particulier celui de la petit C., nous avons constaté que les événements n'ont pas été parfaitement observés dans toute leur dimension. Néanmoins, le témoignage de C. fait preuve de suffisamment de cohérence pour être associé à la position de la trace et aux éléments qualitatifs de description et de trajectoire de la "soucoupe" .
* Sur la trace, il n'est pas apparu de dégradation du sol et des végétaux autre que visuelle.
* Les données à caractère physique, chimique, biologique permettaient de considérer le cas totalement crédible.
Tiré du livre "Troubles dans le ciel" de Jean-Jacques Velasco ( Ancien responsable, au sein du CNES, du Gepan, devenu Service d'expertise des phénoménes rares atmosphériques (Sepra), de 1983 à 2004. On lui doit notamment; Ovnis, la science avance ( Robert Laffont, 1993) et de Nicolas Montigiani Journaliste d'investigation est l'auteur d'ouvrages en rapport avec l'étrange et l'inexpliqué, dont Crop Circles, manoeuvres dans le ciel (Carnot, 2003) et Project Colorado ; L'existence des Ovnis prouvée par la science (JMG éditions, 2006)